"La cohésion de notre regroupement est notre force et notre pouvoir d'agir."

Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Charest en 2003, les préoccupations des femmes en Montérégie, tout comme ailleurs au Québec, sont laissées pour compte.
La politique gouvernementale en condition féminine est périmée depuis 2003. Après trois ans au pouvoir, les discutions pour l'élaboration d'une nouvelle politique sont toujours en cours.
Pendant ce temps, le gouvernement a imposé des nouvelles structures de développement régional : les Conférences Régionales des Élus( CRÉ). Contrairement aux autres régions, il y en a trois en Montérégie. En matière de condition féminine, la décentralisation opérée par le gouvernement nous amène à tout à reprendre, dans une région qui faisait office de leader dans ce domaine.
Concernant la santé, malgré le vocabulaire prometteur d'approche populationnelle, les plans d'action en élaboration dénotent peu d'intérêt quant à la moitié féminine de la population. L'utilisation de l'approche différenciée selon le sexe semble d'avantage permettre à l'idéologie masculiniste de s'infiltrer partout plutôt que d'équilibrer les ressources quant aux besoins des femmes et des hommes.
C'est pourquoi, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie adressait une lettre ouverte au premier ministre Charest. En questionnant le gouvernement sur son inaction, nous souhaitons mettre de l'avant les intérêts des femmes. Pourtant, à ce jour, notre lettre demeure sans réponse…
Martah Ortiz , pour la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie
©Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie
Réalisation : Communautique
Conception graphique : Nathalie Papillon
Administration